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Le lundi 15 novembre 1926 mes grands parents maternels Achille Reau et Marie Rose Guignard se mariaient civilement à la mairie de Latillé. La noce partait ensuite à pied pour Chalandray, où avait lieu la cérémonie religieuse. Ils étaient très jeunes tous les deux. Achille avait 22 ans, Marie Rose en avait 18. Après l’église, la noce était partie, à pied toujours, jusqu’à Cramard, au Prieuré où habitaient les parents du marié, pour la noce. Des photos de groupe y avaient été prises.

Grâce à l’aide de maman, d’Odile une de ses cousines germaines, et du frère de maman, 49 des 51 personnes présentes sur la photo ont été identifées.

Photo de mariage numérotée – Collection familiale –

15/11/1926 – Photo de mariage d’Achille Reau et Marie Rose Guignard, prise au Prieuré de Cramard

Comme pour une fois l’identification des personnes présentes était quasiment complète, j’ai décidé de faire une représentation sous forme d’arbre généalogique à partir de cette photo. Les numéros attribués sur le calque de cette photo par mon oncle sont ceux que je reprends dans tout l’article.

Cet arbre a été créé avec l’application en ligne LucidChart, vous pouvez visualiser l’arbre – avec une meilleure définition – en suivant ce lien.

Maintenant que – presque – tout le monde est identifié, laissez moi vous les présenter.

Les mariés

21 – Achille REAU

Né le 21 mai 1904 à Cramard, commune de Chalandray, il a 22 ans. Il réside à Saumur, où il est maréchal des logis, à l’école de cavalerie. Il a obtenu l’autorisation de sa hierarchie militaire pour se marier.

22 – Marie Rose GUIGNARD

Née le 13 mars 1908 au Petit Bourg, à Latillé, elle a 18 ans et demi. Orpheline et pupille de la nation, elle a appris la couture, en étant apprentie chez Marie TREILLARD, à Puyhervé, hameau de Latillé.

Les époux sont cousins issus de germain. Leurs arrières grands parents communs sont François Louis REAU (1812-1871) et Marie-Anne DELAITRE (1812-1870)

Les parents du marié

13 – François REAU

52 ans – Né le 25 juin 1874 à Jazeneuil, orphelin de père à tout juste 11 ans, il est placé comme domestique au Château, à Chalandray, alors qu’il n’a pas encore 12 ans. Réformé le 26 septembre 1914 pour arthrite tuberculeuse du genou, bien qu’appartenant à la classe 1894 il a eu la chance de ne pas avoir à participer à la Première Guerre Mondiale. Il est fermier de Henri BOISSEAU, propriétaire à la Brissonnerie, sur la commune d’Ayron, mais à quelques dizaines de mètres de Cramard, de l’autre côté de la Vendelogne.

17 – Clémentine PELLETIER

47 ans – Née le 25 mai 1879, orpheline de père à 13 ans, elle est placée dès l’adolescence comme servante chez Firmin Bigot et Marie Louise Dubois, à Rouillé, commune de Chalandray. Elle y reste jusqu’à son mariage avec François Reau.

François et Clémentine se marient le 9 novembre 1903 à Chalandray. Ils s’installent comme fermiers sur une des fermes d’Henri Boisseau, propriétaire de la Brissonnerie, qui est encore leur propriétaire en 1926. Achille est le premier de leur fils à se marier, le seul à avoir quitté le travail de la terre et le Poitou.

La mère de la mariée

32 – Marie Angèle QUINTARD

52 ans. François Reau et Marie Angèle sont cousins germains. Elle est née le 5 décembre 1874 à Latillé. Mariée le 3 octobre 1905 à Latillé, avec Adrien GUIGNARD, elle est devenue veuve de guerre le 31 mai 1915, quand il meurt à Tonnerre (Yonne). Jamais remariée, elle n’a qu’une fille unique, qu’elle marie ce jour là.

Les frères du marié

23 – Arsène REAU

20 ans, né le 6 août 1906 à Cramard ( Chalandray), il habite chez ses parents et il est cultivateur, comme son père.

33 – Clodomir REAU

Né le 10 novembre 1917, il vient d’avoir 9 ans.

Les oncles et tantes du marié – la branche Reau

1 – Hilaire REAU et 3 – Marie Augustine DAVID

Hilaire Reau est né le 8 mars 1876 à Jazeneuil. Il est sabotier, et les descendants de son frère François parleront de lui comme “tonton sabotier”. Il épouse le 22 octobre 1907 à Chalandray Marie Augustine David, née le 29 avril 1880, à Cramard, et qui est sa cousine germaine. Sabotier, il habite la maison de sa mère, Sophie David, qui y était décédée le 14 janvier 1915. Cette maison est aujourd’hui toujours habitée par un descendant de grand-mère Sophie, un des fils d’Arsène Reau.

7 – Delphin REAU et 9 – Joséphine GUIGNARD

Delphin Reau a 46 ans, son épouse Joséphine en a 42. Avant dernier de la fratrie Reau, Delphin est né à Jazeneuil, le 18 décembre 1880. Marié à Neuville-de-Poitou le 3 juillet 1910 avec Joséphine Guignard, née à Terves le 7 mai 1884. Delphin est employé aux chemins de fer de l’Etat, affecté au réseau de la gare Saint Lazare à Paris, et avec sa famille il habite en proche banlieue ouest de Paris.

4 – Clémentine REAU

Clementine REAU est l’ainée de la fratrie Reau. Née à Chalandray, le 6 août 1872, avant que ses parents partent s’installer à Jazeneuil, elle a 13 ans quand son père meurt prématurément. Elle est rapidement placée comme servante. Jamais mariée, elle a 54 ans quand son premier neveu se marie. Servante, célibataire sans enfant, il est compliqué de la retrouver. Je ne sais toujours pas où elle habite en 1926, mais elle est venue assister au mariage.

47 – Eugénie REAU et 48 Charles ROUILLON

Eugénie, ou Marie Eugénie selon son acte de naissance, est la plus jeune de la fratrie. Et pour cause, elle est née un mois après le décès de son père, le 19 juin 1885 à Jazeneuil. Elle a épousé le 17 août 1921, à Biard, Charles Rouillon, né en 1891. Le couple vit à Biard.

Les oncles et tantes du marié – la branche Pelletier

Ils sont les enfants d’Edvige Colnay, ceux dont j’essaie de reconstituer la descendance dans le cadre de mon Projet Edvige.

10 – Clodomir PELTIER

Un des frères de Clémentine, il est né à Ayron, au village de la Jaumelière, le 30 avril 1882. D’abord cultivateur, domestique de ferme, il est maintenant employé de chemin de fer. Marié depuis 1906 avec Marie Léontine Bahuault, il habite probablement encore à Saintes en 1926. Père de famille, il n’est venu au mariage qu’avec ses deux filles ainées, Hélène et Marcelle.

19 – Clément PELTIER

Il est le petit dernier de la fratrie Pelletier. Né le 28 mars 1891 au village des Courtinières, à Chalandray, il n’avait pas encore 2 ans quand son père est mort. Domestique cultivateur avant de partir au service, en 1912, il passe ensuite sept ans à l’armée, entre son service militaire et la campagne contre l’Allemagne. Libéré du service en 1919, titulaire de la croix de guerre avec étoile d’argent, il entre comme homme d’équipe aux chemins de fer en 1921. Il se marie à Arrou, en Indre et Loir, le 29 avril 1922, avec Louise Legendre, et ils ont une fille, Paulette en 1923. En 1926, la famille habite rue des Grandes Filles Dieu à Chartres. Il vient seul assister au mariage de son neveu.

34 – Philomène PELLETIER & 40 – Benjamin DORET

Philomène Alexandrine Pelletier est née le 25 février 1875 à Chalandray, village de Bois sur l’air. Le 26 novembre 1898, elle épouse à La Peyratte Benjamin Doret, qui a 13 ans de plus qu’elle, veuf avec enfants. En 1926, la famille vit probablement à Beaussais ou à Sainte-Eanne, du côté de Saint-Maixent.

36 – Eugène PELTIER et 38 – Victorine DORET

Eugène Peltier est l’ainé de la fratrie. Né à Cramard, sur la commune de Chalandray, le 14 août 1869, il est domestique, puis journalier. Il épouse le 29 juin 1901 Victorine Doret, du même âge que lui, et vit un moment à La Peyratte, où il s’est marié. Père de deux enfants, il n’habite plus à La Peyratte en 1926, mais il vit probablement assez près pour assister avec son épouse au mariage de son neveu.

45 – Germaine PELLETIER et 51 – Louis DINET

Germaine est née le 3 janvier 1872 à Cramard. Couturière dans sa jeunesse, elle se marie à Chalandray le 2 octobre 1899 avec Louis Alexandre Dinet, qui vit au Plessis, commune d’Ayron, à quelques encablures de Lavausseau où elle vit avec sa mère Edvige colnay, sa soeur Philomène, ses frères Clement et Norbert – le seul de la fratrie à n’avoir pas pu venir pour le mariage de son neveu Achille. Louis rejoint la compagnie des chemins de fer de l’ Etat vers 1902 et il est affecté en Eure et Loir, à proximité de Chartres. Est ce encore là que le couple habite en 1926, je n’ai pas encore pu le vérifier.

Les cousins germains du marié

Parmi les assez nombreux cousins germains du marié, neuf sont présents au mariage, presque tous avec leur père ou leurs parents. Presque tous sauf Hilaire Blanchard, 21 ans.

27 – Hilaire BLANCHARD

Hilaire a 21 ans, quasiment le même âge qu’Achille, dont il a dû être proche quand ils étaient enfants. Il est né le 2 mars 1906 à Ragouillet, un des villages de Chalandray. Hilaire est le fils de Marie Eugénie Reau et d’Ernest Blanchard. Son père est mort le 29 mai 1916, à 37 ans, à l’hôpital militaire d’Ecrouves. Hilaire et sa soeur ainée Marie Noëlle sont pupilles de la Nation. A 21 ans, il est probable qu’Hilaire soit au service militaire, en permission chez sa mère. A moins qu’il vive déjà à Paris, où il est valet de chambre dans le 16è arrondissement en 1930. Pourquoi Marie Reau, sa mère, qui vit à Chalandray, est elle absente? Est elle malade ce jour là ?

20 – Valère DORET et 42 Raymond DORET

Ce sont les deux plus jeunes enfants, Valère, 21 ans, et Raymond, 9 ans, qui ont accompagné leurs parents Benjamin Doret et Philomène Pelletier. Valère, tout comme Hilaire, est de la même génération qu’Achille. Il est né le 20 mai 1905, à La Peyratte. Raymond lui est le petit dernier, né le 9 juin 1917, à Sainte-Eanne.

24 – Hélène PELTIER et 30 – Marcelle PELTIER

Les deux filles ainées de Clodomir Peltier et Marie Léontine Bahuault ont accompagné leur père, pendant que la mère et les trois plus jeunes restaient à la maison. Hélène est née le 29 février 1908, à Lavausseau, dans la commune de Chalandray. Marcelle est née le 14 février 1910, à Saintes, où la famille a habité pendant quelques années. Peut-être habitent ils encore à Saintes, ou à Thouars ou Sotteville-les-Rouen, autres villes où ils ont habité entre 1910 et 1936, sans que j’arrive à en savoir plus pour l’instant.

37 – René REAU et Pierre REAU

C’est en voisins que René, né le 20 novembre 1910 à Chalandray, et son jeune frère Pierre, né le 3 juin 1912 à Cramard, sont présents avec leurs parents Hilaire Reau et Marie Augustine David.

14 – Marie Josephe REAU

La seule fille de Delphin REAU et Josephine GUIGNARD, Marie Josephe, née le 22 mars 1911 à Asnières, en banlieue parisienne, elle a accompagné ses parents.

44 – Charles ROUILLON

Charles est le benjamin de cette photo. Il est le seul fils de Charles Rouillon et d’Eugénie Reau, né à Biard le 30 janvier 1922.

Les oncles et les tantes de la mariée – la famille Quintard

5 – Xavier QUINTARD et 8 – Marie Louise BRANGER

Selon son acte de naissance, il se prénomme Pierre Augustin, mais tout le monde le connait sous le nom de Xavier. Xavier est l’ainé des enfants de François Alexandre Quintard, grand père décédé en 1912 de la jeune épouse Marie-Rose Guignard, et de sa première épouse, Marie Magdeleine Reau. Il est le seul des quatre enfants qu’a eu le couple qui est parvenu à l’âge adulte. Par sa mère, il est cousin germain de tous les oncles et tantes Reau d’Achille, l’époux, tout comme ses demis frère et soeurs aussi présents sont cousins germains par leur mère Louise Reau. Xavier est né le 5 mai 1865 à Latillé. Il a épousé le 31 décembre 1901, à Latillé, Marie Louise Branger, née le 28 avril 1862 à Montreuil-Bonnin. Très proche de sa nièce, il est son témoin sur l’acte de mariage civil.

11 – Nelly QUINTARD et 6 – Louis Auguste LEBRUN

Nelly Quintard nait le 17 décembre 1881 au Bardeau, dans le haut de Latillé. Elle est la troisième enfant de François Alexandre Quintard et Louise Angèle Reau. Placée très jeune, vers 13 ou 14 ans, comme servante dans une maison de Neuville-de-Poitou, elle habite ensuite à Loudun, où elle rencontre et épouse tardivement, en 1924, Louis Augustin Lebrun, né à Chatellerault le 27 janvier 1879, veuf avec une petite fille, Marcelle Lebrun ( n°41 sur la photo ). Ils sont venus tous les trois de Loudun assister au mariage.

12 – Auguste QUINTARD et 16 – Marguerite GRATEAU

Auguste Quintard est le seul fils de la fratrie, et également le dernier. Né à Latillé le 10 avril 1895, il se marie le 29 avril 1922 avec Marguerite GRATEAU, la soeur de Marcel GRATEAU qui avait été l’époux de Marie Alexandrine QUINTARD, une autre des soeurs Quintard, morte en mai 1926 à Paris. Marguerite Grateau est née le 30 décembre 1890, à Grand Pont, sur la commune de Chasseneuil-du-Poitou. C’est là que le couple habite.

46 – Augustine QUINTARD et 39 – Eugène LUTREAU

Augustine est la troisième des tantes maternelles de l’épouse encore vivante au moment de son mariage. Elle est née le 12 décembre 1877, à Latillé, et comme ses soeurs, elle a été placée comme domestique à 13 ans à peine. Elle s’est mariée le 16 juin 1908 à Latillé avec Eugène Lutreau, né à Richelieu le 8 octobre 1881. Ensemble ils ont un fils né en 1906, qui n’est pas venu avec eux, probablement parce qu’il commence son service militaire. Ils habitent à Richelieu.

Amis et alliés, une grande famille – la descendance Bondonneau

Parmi les dix personnes restant encore à identifier sur la photo, huit appartiennent en fait à la famille un peu plus éloignée d’Achille Reau, le marié. Je ne suis pas sûre qu’ils connaissaient tous les liens – parfois un peu lointains – qui les unissaient.

15 – Berthe MOREAU et 18 – Gabriel MOREAU

Berthe et Gabriel sont frère et sœur. Avec leurs parents, Henri Moreau et Arménie Bandonneau, ils habitent la ferme de Chanteloup, sur la commune d’Ayron, cette ferme que depuis des dizaines d’années maintenant Arsène Reau, le frère du marié, et ses descendants, cultivent. Par leur mère, Arménie Bandonneau, Berthe et Gabriel sont petits cousins ( 3C en anglais, une terminologie que je trouve plus facile à utiliser ) avec Achille Reau et ses cousins germains de la branche Reau, mais aussi avec Emma Bigot et les soeurs Dubois …. une vraie grande famille .

2 – Marie Louise DUBOIS et 50 – Firmin BIGOT

Née à Ayron le 27 novembre 1872, Marie Louise Dubois est cousine issue de germain de Clementine Pelletier, qui a été servante chez elle dès son adolescence, par sa grand mère paternelle, Louise Pagot. Elle est également cousine issue de germain de François Reau par sa grand mère maternelle, Jeanne Bandonneau. Marie Louise Dubois est donc cousine avec le père et la mère de l’époux, Achille Reau. Elle épouse le 12 janvier 1892, à Chalandray, Firmin Bigot, né à Ayron le 29 avril 1866. Pour corser le tout, Firmin Bigot est un descendant par son père de Pierre Alnet, qui est un ancêtre de la branche Pelletier. Il est donc un cousin un peu plus lointain de la mère de l’époux.

35 – Emma BIGOT et 31 – Omer BOURGEOIS

Emma est née le 26 octobre 1892 à Chalandray, et elle a épousé à Chalandray le 16 janvier 1911 Alexandre Omer Bourgeois, né à Ayron le 12 septembre 1886. Emma est la cousine de l’époux, Achille Reau. Ils sont même plusieurs fois cousins, aussi bien chacun par son père et sa mère. Mais Emma est aussi la marraine d’Achille, connue de toute ma famille sous le nom de marraine Emma. Je vous avais déjà parlé d’elle sur ce blog.

25 – Yvonne DUBOIS et 29 Marthe DUBOIS

Les deux soeurs Dubois sont les filles d’Henri Dubois, frère de Marie Louise. Elles sont donc comme leur cousine germaine Emma Bigot plusieurs fois cousines avec l’époux. Marthe est née à Cramard, le 24 février 1905, Yvonne est née à Chalandray le 18 février 1909. Leur frère ainé Achille Joseph André Dubois est un des meilleurs amis du marié, il est garde républicain à Paris et n’a sans doute pas pu se libérer pour venir à Chalandray.

La figure tutélaire du propriétaire

49 – Henri BOISSEAU

Henri Boisseau, né en 1867 à Ayron, est propriétaire cultivateur. Il possède plusieurs fermes autour de Cramard, dont le Prieuré qu’exploitent François Reau et sa famille. Il habite avec son épouse et ses quatre filles la gentilhommière de la Brissonnerie, à Ayron.

Les inconnus

26 – ? ROUSSEAU

Il serait un ami de l’époux, sous officier comme lui, peut être aussi en garnison à Saumur, peut être de la région. Avec ce genre d’informations, difficile de l’identifier.

28 – ??

C’est visiblement la demoiselle d’honneur de la mariée, Marie Rose Gguignard. La mémoire familiale pense qu’il s’agirait d’une cousine de Marie Rose. Malheureusement, Marie Rose n’a aucune cousine germaine de cet âge. Elle n’en a d’ailleurs plus de vivante quand elle se marie. Alors où chercher ? Une génération ou deux au dessus ? Ce numéro 28 reste un mystère, d’autant plus que dans les photos de ma grand-mère, j’ai retrouvé deux photos de cette jeune fille, une photo de classe et un portrait. Elle devait être proche de la famille Quintard. Malheureusement, il n’y a plus personne pour nous aider à l’identifier.

Les grands absents

Les participants à la noce appartiennent très majoritairement à la famille de l’époux.

Et pourtant, les grands parents paternels de l’épouse , François Guignard et Ardazir Peroche, et sa tante paternelle, Marie Guignard, sont toujours vivants et vivent au Petit Bourg de Latillé mais ils ne sont pas venus à la noce en l’église de Chalandray, et ne sont pas sur la photo souvenir. La tante Marie aimait beaucoup sa nièce, mais elle n’aimait pas les curés. Est ce pour cela qu’elle n’est pas allée à la noce ? Est ce pour la même raison que les grands parents, dont Marie Rose, la fille de leur fils décédé, était l’unique petite fille, n’y sont pas allés non plus ?

Il manque aussi sur cette photo une petite fille de cinq ans, Régine REAU, la petite dernière de la fratrie Reau. Régine est née le 15 octobre 1921, à Chalandray. Elle avait expliqué à mon oncle qu’elle n’avait pas voulu être sur la photographie, parce qu’elle avait peur.

J’ai passé du temps sur cette photographie, à identifier chaque personne, retrouver le maximum d’informations, travailler sur cet arbre que j’ai fait imprimer chez Empreinte généalogique pour l’offrir à mon oncle.

J’espère que ma famille élargie, à qui je vais partager l’article, prendra plaisir à reconnaître chacun des participants de cette noce, tous disparus désormais, mais qui par la magie d’une photographie de noces nous sourient encore.

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12 commentaires

  1. Ouah! Quel travail formidable !
    Vraiment, chapeau !

  2. Quelle enquête ! Quel Travail !
    Je galère un peu avec l’outil de visualisation, mais c’est par manque d’habitude je pense.
    Bravo !

  3. Quelle belle idée ! Quel travail ! Je retiens l’a reconstitution de l’arbre des personnes présentes sur la photo. C’est une idée que, si tu me le permets, je vais reprendre. Un bel hommage à toutes ces personnes. La photo reprend vie.

  4. Malheureusement, ces photos ne nous sont communiquées qu’après le décès de nos parents et mises à part les quelques informations concernant la famille proche il n’est plus possible d’enquêter.
    En tout cas félicitations pour ce beau travail.

  5. J’admire cette présentation de chacun des invités de la noce. Tu as dû te régaler en faisant cette recherche.
    Félicitations pour ce billet qui réussit à passionner tes lecteurs.

    1. Author

      Merci Marie. Je suis surprise et tellement honorée de voir que ce billet intéresse les lecteurs de ce blog. Je pensais vraiment que ce travail – que je trouvais nécessaire – ne soit qu’à destination de ma famille élargie. Voir qu’un billet de généalogie simple peut avoir autant d’audience me fait vraiment plaisir

  6. Quelle bonne idée de dresser un arbre généalogique descendant pour visualiser les relations entre les personnes identifiées, celles qui sont présentes et celles qui ne sont pas venues à la noce !

    J’ai une photo de la famille de ma femme, prise à l’occasion du Jubilé de la Reine Victoria en 1897. Malheureusement plus personne de vivant pour m’aider à identifier les 58 personnes, mais quelques noms au dos notés je ne sais quand. Je vais m’y mettre 🙂

    1. Author

      Ma grand tante était beaucoup plus jeune que son frère ainé, elle a été la mémoire de la famille pendant longtemps. Malheureusement, je n’ai commencé la généalogie que peu de temps avant son décès, quand sa mémoire commençait à lui faire défaut. Mais le premier jet qui avait été fait avec elle par maman, et qui a été complété avec une cousine germaine de maman, l’ainée de la famille maintenant, et le travail fait par mon oncle, qui avait lui aussi un certain nombre de noms, m’a permis de mettre tout en forme. C’est la seule photo de mariage sur laquelle j’ai pu identifier autant de monde, mais je pense en reprendre certaines, et je suis à la recherche de toutes les photos anciennes de mariage de la famille. En recoupant toutes les informations, étape par étape, je réussis à mettre des visages sur des noms. Travail passionnant et de longue haleine, mais tellement satisfaisant

    1. Author

      Quand j’ai su qui étaient tous ces gens, ca m’a semblé être la façon la plus simple de les représenter et de parler d’eux. Merci

  7. Bravo pour ta persévérance et pour ce travail minutieux d’identification ! Et joli florilège de prénoms anciens…

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