Les Français à la conquête de RootsTech

En ce début frisquet de février , les généalogistes du monde entier se rassemblent à RootsTech pour participer à l’édition 2016, qui s’annonce pharaonesque. Ici, dans les Rocheuses, on est au pays de la démesure, tant au niveau des paysages grandioses de l’Utah, des avenues qu’il me faut 15 secondes pour traverser – je le sais, parce qu’il y a un panneau clignotant indiquant au pauvre piéton le temps qui lui est imparti pour arriver sur le trottoir d’en face – et donc de la généalogie.

FamilySearch, l’antenne généalogique de l’Eglise des Saints des Derniers Jours – disons pour faire bref les Mormons – attend entre 20 000 et 25 000 visiteurs sur les 4 jours que va durer la conférence. Ce sont cette année 300 exposants qui se partagent l’immense hall du Convention Center, que j’admire depuis ma chambre d’hotel, au 9ème étage du Salt Lake Plaza Hotel.

Salt Lake City, le centre des congrès vu de ma chambre d'hôtel
Salt Lake City, le centre des congrès vu de ma chambre d’hôtel

Et au milieu de cette foultitude d’anglophones, quelques non anglophones, probablement une grosse centaine, et une poignée de Français.

Dans l’avion qui décollait ce 1er février de Paris, direction Salt Lake City, nous étions 8 à faire le voyage.

Sophie Boudarel, qui va présenter mercredi une conférence, et moi même sommes là à titre personnel, pour le plaisir du voyage, pour rencontrer d’autres généalogistes avec qui nous échangeons via les réseaux sociaux

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, pour aller fouiner à la Family History Library, pour chercher de nouvelles idées, et aussi pour représenter Geneatech, la nouvelle association qui souhaite aider les généalogistes qui le désirent à s’approprier le numérique dans le cadre de leurs recherches. Nous appartenons toutes les deux au bureau de l’association, et nous espérons repartir avec de nouvelles idées, de nouveaux contacts.

Heredis, le logiciel de généalogie que vous connaissez – et que j’utilise – a envoyé trois personnes pour une première découverte de la conférence. Heredis est souvent mis en avant par les geneabloggueurs américains, cela va être l’occasion pour les développeurs d’Heredis d’en rencontrer certains en personne, de prendre des contacts et de tester leurs nouvelles idées au regard de celles qu’ils découvriront sur le salon.

FamiCity, la startup française qui monte, n’est pas venue en visiteur. Ils ont un stand dans le hall d’exposition, et sont demi finalistes dans l’Innovator Summit cette année. C’est un superbe tremplin pour eux, une exposition médiatique importante, et je suis ravie d’être là pour les soutenir.

Une équipe de Genealogie.com doit aussi être présente, mais je ne les ai pas encore rencontrés.

A ma connaissance, il n’y a pas d’autre généalogiste français cette année, mais si j’en ai oublié un, qu’il nous contacte Sophie ou moi.

Les médias français nous parlent régulièrement de cette passion que nous Français avons pour la généalogie. Certes. Mais si ce loisir s’est autant développé dans notre pays, c’est parce que nous avons la chance immense qu’une très grande partie de l’état civil de notre pays, y compris les registres paroissiaux, soit numérisé et en ligne sur internet gratuitement. Les ressources auxquelles nous pouvons accéder à 3 heures du matin – oui j’écris cet article victime du décalage horaire …. – sont impressionnantes. Quelques uns des grands éditeurs de logiciels généalogiques sont français, nos bases de données en ligne – Geneanet entre autres – sont haut placées dans le classement des sites de généalogie mondiale. Et dès qu’on gratte un peu, beaucoup de généalogistes anglo-saxons ont des racines dans nos campagnes françaises.

Alors oui, partons à la conquête de RootsTech, parce que nous avons collectivement autant à apporter aux participants de cette conférence que ce que nous allons peut être apprendre d’eux. Echangeons avec les bloggueurs que nous suivons sur les réseaux sociaux – et avec les généalogistes que nous ne connaissons pas. De ces échanges, de ces rencontres, nul ne sait ce qu’il adviendra. Mais la meilleure connaissance que nous aurons les uns des autres ne peut que nous enrichir collectivement – et nous permettre à tous d’aller plus loin, plus vite, plus facilement, à la découverte de nos ancêtres.

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3 commentaires sur “Les Français à la conquête de RootsTech

  1. Antoine Djikpa Directeur de recherche a ADD et Président de l’Union des Syndicats de Généalogistes Professionnels a aussi assisté pour quelques jours

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