L’analyse ADN généalogique en pratique

Après les articles que j’ai consacrés dernièrement à l’analyse d’ADN à but généalogique que j’ai fait faire, vous êtes nombreux à m’avoir posé des questions. De plus, quand j’ai reçu les différents résultats, je me suis moi aussi interrogée sur la pertinence de certains de mes choix.
Le choix de faire ou non une analyse ADN à but généalogique n’est pas en question ici, j’ai déjà eu l’occasion d’en parler. Les questions que je voudrais aborder concernent les aspects pratiques : quelles analyses faire, par quelle société, dans quel but, que faire des réponses … Rappelez vous que je ne suis pas une spécialiste, mes arguments et mes choix me sont personnels et ne s’appliquent pas forcément dans votre cas.

Quelle analyse pour quel résultat ?

On peut faire faire trois types d’analyse à partir d’un échantillon d’ADN prélevé sur un homme :

  • Une analyse d’ADN mitochondrial
  • Une analyse de l’ADN du chromosome Y – analyse possible uniquement dans le cas d’un prélèvement sur un individu masculin, puisque seuls les hommes sont porteurs du chromosome Y qui est testé dans cette analyse
  • Une analyse d’ADN autosomal

L’analyse de l’ADN mitochondrial teste l’ADN contenu dans chaque cellule à l’extérieur du noyau. Cet ADN mitochondrial provient de notre mère, et de sa mère avant elle. Par lui on peut remonter la piste de notre plus lointaine ancêtre féminine – toujours par les mères. On ne remonte donc qu’un tout petit rameau qui nous mène vers l’origine de notre lignée matrilinéaire.

Voici à titre d’exemple en rose clair la partie de mon ascendance que je remonte avec cette analyse.

Eventail généalogique Geneanet
Eventail généalogique Geneanet

Dans mon cas, il y a un implexe au niveau de mes grands parents maternels, et donc l’analyse ADN que j’ai fait faire me permet de remonter deux minuscules rameaux de mon arbre. Mais sur la masse de mes ancêtres à la 10ème génération, c’est très peu. Est ce vraiment significatif en terme généalogique ?

L’analyse de l’ADN du chromosome Y n’est disponible que pour les hommes, puisque le chromosome Y n’est présent que chez l’homme, jamais chez la femme. Ce chromosome est transmis de père en fils depuis la nuit des temps. A partir du moment où les patronymes ont été fixés, on peut en théorie considérer que ce chromosome Y suit cette lignée patronymique. Néanmoins, il peut toujours y avoir eu quelque part dans la lignée un enfant dont le père biologique ( chromosome Y ) n’est pas le père officiel ( patronyme). C’est ainsi par exemple qu’on a déterminé qu’il y avait eu rupture d’ADN entre la lignée de Richard III et les héritiers de la branche d’York dont il est un des représentants au 15ème siècle.

Voici en bleu la partie de mon ascendance que je remonte avec cette analyse.

ADN_2015_2

Cette fois ci pas d’implexe retrouvé sur cette lignée, donc pas de duplicatation du résultat.

Pour résumer, les tests ADN qui reposent sur une analyse d’un élément d’ADN transmis sans changement de père en fils et de mère en fille depuis l’aube des temps, à quelques mutations près qui permettent de tracer les migrations des populations d’origine à l’époque de la fin de la dernière glaciation, il y a en gros 10 000 à 15 000 ans, ca donne ca pour moi.

ADN_2015_3

Soyons clair, au niveau généalogique, c’est totalement non significatif et cela ne va pas me permettre de résoudre mes épines généalogiques.

Dans mon cas, l’intérêt est plus de savoir à quels endroits de la carte des migrations humaines et du peuplement de l’Europe on retrouve mes lignées maternelle et paternelle. Mais c’est de la curiosité intellectuelle, en aucun cas de la généalogie.

La troisième analyse, celle de l’ADN autosomal, est différente dans son principe. Elle étudie sur la totalité des 22 paires de chromosomes non sexués les mutations connues que l’on attribue à telle ou telle population. A partir de ces mutations relevées, elle va vous indiquer votre origine génétique dans ses très grandes lignes. Voici par exemple le résultat du test de mon frère – puisque c’est lui qui m’a servi de cobaye.

viking_2015_4

Cette analyse d’ADN autosomale est une nouvelle étape dans les analyses. De ce que je comprends, si je la fais moi aussi, je ne vais peut être pas totalement trouver la même répartition. En effet, lors de chaque fécondation, le patrimoine génétique du nouvel être humain créé est composé de la moitié du patrimoine génétique de son père et de la moitié de celui de sa mère. Chaque enfant des deux mêmes parents va donc recevoir de façon aléatoire un patrimoine génétique différent, et donc les infimes mutations génétiques présentes sur nos chromosomes qui servent à établir les résultats de ce test d’ADN autosomal ne seront pas forcément les mêmes pour deux enfants d’une même fratrie.

Pourtant, c’est sur cette analyse que les généalogistes aux Etats Unis mettent l’accent, car les résultats sont plus parlants – ou peut être juste plus vendeurs. Sont ils fiables ? Ils reposent sur des bases de données et des statitisques. Il est probable que des progrès seront faits dans les années à venir, mais pour l’instant à mon sens, il s’agit plus d’un gadget que d’un résultat vraiment exploitable. Peut on retrouver des membres de sa famille lointaine ? Peut être, puisque si vous présentez la même mutation au même endroit qu’une autre personne, il est probable que vous avez un ancêtre commun. J’ai ainsi obtenu une liste d’une quarantaine de personnes ayant des mutations communes avec l’ADN testé par moi, peut être des cousins vers le 14ème ou 15ème siècle, qui presque tous se trouvent actuellement aux Etats Unis et n’ont pas remonté leurs arbres jusqu’au bout du bout de leurs racines européennes. Quant à moi, mes racines italiennes et espagnoles sont encore parcellaires … Retrouver une relation familiale dans ces conditions tiendrait du miracle. Encore une fois, ce n’est pas de la généalogie au sens strict.

Si j’en avais le budget, peut être ferais je  cette analyse autosomale sur moi même et sur ma soeur, pour voir comment les trois résultats de notre fratrie se recoupent. Mais une fois encore ce n’est que de la curiosité intellectuelle, et cela ne m’apporterait pas grand chose pour la résolution de mes épines généalogiques.

 

Par quelle société passer pour faire le test

Les tests ne sont pas autorisés en France – même si j’en comprends de moins en moins la raison plus je comprends leur fonctionnement. Il faut donc passer par une société à l’étranger, principalement aux Etats Unis. Les tests  semblent comparables sans vraiment l’être totalement. Je ne vous en propose qu’un petit aperçu.

Le projet a un objectif de cartographie des migrations humaines, et travaille régulièrement avec des universités ou des laboratoires scientifiques. C’est celui qui me parle le plus, celui dans lequel j’ai instinctiviment le plus de confiance. Pour environ 200 USD vous testez semble t’il les trois différentes analyses possibles – enfin, deux seulement si vous êtes une femme. L’objectif n’est clairement pas de retrouver des cousins, je ne suis pas sûre qu’on vous le propose même. Le but est d’en savoir plus sur vos origines lointaines, très lointaines. Si je choisis de refaire un test pour moi, c’est par eux que je passerai, parce que leur cheminement scientifique me convient. Si je ne suis pas passée par eux pour cette première analyse, c’est que j’espérais trouver un cheminement alternatif pour mes recherches en Italie ou en Espagne, par exemple un cousin à la troisième génération habitant en Andalousie. J’ai maintenant compris que c’est illusoire.

 

  • FamilyTreeDNA – Société commerciale, sans lien direct que j’ai trouvé avec des recherches scientifiques, c’est par eux que je suis passée pour mon analyse. Jusqu’à récemment, cette société faisait les tests pour The Genographic Project – a priori ce n’est plus le cas – et elle réalise également les tests pour IGenea, une société basée en Suisse. Leur base de données en ligne, accessible uniquement si vous avez un compte chez eux, et que vous avez accepté vous même de partager vos données, est actuellement la plus importante en volume , et maximise vos chances de trouver un cousin suffisamment proche pour que vous puissiez chercher votre parenté. Vous pouvez acheter chacun des tests séparément. Leur tarif est nettement plus élevé que celui du Genographic Project, il vous en coutera environ 470 USD pour faire l’ensemble du test – MtDNA, YDna, autosomal appelé Family Finder. Le tarif de la société suisse est du même ordre, environ 450 euros. Les réponses sont envoyées par mail, de façon assez rapide, mais j’ai trouvé les résultats assez peu explicites. J’ai dû faire beaucoup de recherches personnelles pour mieux comprendre ce que les résultats bruts voulaient dire. Néanmoins, leur non affiliation à une quelconque organisation gouvernementale m’avait convenu, et surtout leur base de données est actuellement la plus importante. Si vous devez retrouver un cousin, à l’heure actuelle c’est chez eux que vous le trouverez probablement. Société la plus ancienne sur ce creneau, leur tarif est néanmoins très supérieur à celui des autres sociétés actuellement sur le marché. Sauf circonstances spécifiques, je doute de repasser par eux, à ce prix, pour un autre test.

 

  • AncestryDNA – Cette société, filiale de la société de généalogie, ne fait plus que des analyses autosomales. Elle est orientée vers des recherches généalogiques et va davantage essayer de vous trouver des cousins potentiels. Le souci, c’est que comme peu de Français sont testés, vous aurez peu de chances de trouver un cousin. Si votre ascendance est très diverse en Europe, vos chances de trouver un cousin augmentent. Leur test n’est pas très cher, environ 100 USD, mais il ne teste ni votre lignée Y ni votre ADN mitochondrial. Il faut également noter qu’il y a quelques mois, AncestryDNA a décidé de changer sa façon d’aborder les recherches ADN et que du jour au lendemain, ils ont purement et simplement mis fin aux contrats précédents avec leurs clients, qui leur avaient confié de l’ADN pour tester des lignes Y ou maternelles. Les échantillons ADN ont été détruits sans donner aux clients la possibilité de les récupérer. Leur attitude lors cette modification de politique commerciale a été sévèrement critiquée par certains bloggueurs américains, et ce que j’ai lu m’a rendu un peu méfiante.

 

  • 23andme – La niche que voulait occuper 23andme, c’était l’analyse génétique à but médical. Montrez moi votre ADN, je vous dirai quelles maladies risquent de vous tomber dessus …. La FDA – Federal Drug Administration – a mis ces tests hors la loi. 23andme ne peut donc vous proposer que des tests vous permettant de retrouver vos origines. Mais n’oubliez pas que ce n’est pas au départ leur but premier. Or votre ADN est le même, quelque soit la société à qui vous le confiez, mais la façon de le tester va dépendre que ce qu’on cherche. Le nombre de marqueurs est bien trop important pour qu’une analyse à moins de 500 USD les étudie tous. Donc l’objecitf de la société par laquelle vous allez passer déterminera le genre de résultats que vous recevrez. Le test vendu par 23andme a priori le moins cher du marché, un peu moins de 100 USD pour l’ensemble des trois tests si vous êtes un homme. Leur base de données serait importante, mais bien sûr pas en France. Mon gros bémol avec 23andme, c’est qu’il s’agit d’une filiale de Google. J’ai déjà confié bien trop de ma vie à Googgle, je n’ai pas envie de leur donner en plus mon ADN pour en faire le dernier produit qui va leur rapporter gros ou recevoir de la publicité ciblée correspondant à mes risques médicaux. Mais bien sûr c’est une réaction totalement personnelle. Cela reste les tests ADN actuellement les moins chers sur le marché. Après, sont ils scientifiquement valables ? Qu’en sais je ….
Et après ? Que faire des réponses ?

Une amie dernièrement a remis sur le tapis une question qui la taraude depuis qu’elle est petite fille. Elle partage le patronyme de la mère d’un de nos très grands écrivains français du 19ème siècle. La légende racontait dans sa famille qu’on était cousin avec le grand homme ….. Son père, et un de ses cousins, ont fait leur arbre généalogique, et grâce à internet ont pu remonter leur branche, autour de Meung sur Loire, au début du 17ème siècle. Quant à la généalogie du grand homme, elle a été abondamment étudiée, et le patronyme de la maman peut être remonté dans les environs de Nantes vers 1690. Donc déjà au 17ème siècle les branches, bien que portant le même patronyme, sont différentes et éloignées de plus de deux cent kilomètres. Mais pourrait il quand même y avoir cousinage, pourrait il y avoir un ancêtre commun ? Avant 1690 ? Ma première réponse, une fois de plus, a été l’impuissance dans laquelle je suis de trouver quelque chose. Il s’agit de familles non nobles, avant les registres paroissiaux; même avec les actes notariés la tâche est monstrueuse. Et puis en bavardant, j’ai pensé que c’était là précisément qu’une analyse génétique pourrait s’avérer utile : il “suffirait” qu’un des descendants masculins actuels des deux branches fasse tester son chromosome Y. Si les résultats étaient concordants, le cousinage serait prouvé. Bien sûr, il faudrait que le frère ou l’un des neveux de mon amie accepte de se soumettre au test, et qu’elle retrouve, par généalogie descendante, un descendant mâle du grand père maternel de l’écrivain qui accepte lui aussi de jouer le jeu. C’est hautement improbable, je vous l’accorde, mais c’est un des cas où l’analyse génétique à fins généalogiques a vraiment une utilisation généalogique.

En ce qui me concerne, je suis en train d’indiquer dans ma base de données sous Heredis l’haplogroupe trouvé concernant ma branche patronymique et la branche agnatique de maman dans chacune des fiches individuelles que j’ai identifiées.

Note individuelle exportée d'Heredis sur Geneanet
Note individuelle exportée d’Heredis sur Geneanet

Tout doucement, je redescends les lignées descendantes des porteurs de ces haplogroupes. Les descendants par les femmes de ma plus vieille ancêtre retrouvée de cette lignée, Jeanne Chaignon, habitante de Beaulieu sous Parthenay au milieu du 17ème siècle, sauront en visitant mon arbre sur Geneanet que leur ancêtre était de l’haplogroupe H5a2 et que s’ils en desdendent par leur mère, c’est aussi l’haplogroupe de leur ADN mitochondrial. Même chose pour les hommes, sous réserve bien sûr de l'”effet facteur”, de la possibilité quelque part dans la lignée qu’un père officiel ne soit pas le père génétique …

Si un jour la France autorise les analyses ADN à fin généalogique, si elles se répandent, peut être grâce aux résultats d’autres personnes pourrai je ajouter d’autres couleurs à mon éventail. Et ce jour là, peut être vais je enfin comprendre d’où me viennent mes 25% de gênes vikings …..

 

Sources et liens
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49 commentaires sur “L’analyse ADN généalogique en pratique

  1. Bonjour Brigitte,

    Merci pour vos commentaires. Je voudrais savoir à quelle institution m’adresser en Europe à la fois sérieuse et pas trop chère
    pour faire procéder à 2 tests Y-ADN sur 111 marqueurs (à la fois pour un “cousin” dont ascendance jusqu’en 1510 et pour moi, dont
    quadrisaieul était enfant naturel (!) né en 1795). Lui et moi déjà testés sur 38 marqueurs dont 36 en commun via l’Université de Leuven
    en Belgique en 2010). Notre haplogroupe est le T-L131 (en 2010, était encore le T-M70*).
    Notre MRCA se situe dans une fourchette théorique trop large, soit du XVe s. au XVIIe s.. Le but ? Tenter de la réduire…
    Il me semble que Family Tree DNA à Houston (Texas) reste cher … Cordialement. Jean T. (Namur/Belgique)

    1. Bonjour
      En matière d’ADN Y, je ne connais pas de laboratoire européen qui fasse des tests de façon indépendante, mais je ne suis pas une spécialiste. Je vous conseille de suivre sur Facebook le groupe “Genealogie par ADN (Héritage français) géré par Jacques Beauregard, qui aura probablement des conseils avisés à vous donner. C’est le genre de recherches sur lequel ils me semblent particulièrement pointus
      Merci et bonnes recherches
      Brigitte

  2. Hello je suis désolé de mon français… très utile ton texte mais j’ai fait un teste DNA chez m’y héritage et un autre a 23andme les résultats ne correspond pas exemple j’ai 23andme je suis espagnol à 46,8% contre 38,1% chez m’y héritage de plus chez m’y héritage je suis finlandais à 3,5% et chez 23andme je ne suis plus du tout finlandais et la branche africaine a 35’9% chez MyHeritage décent à 9,9% ce de vrais résultats du coup je ne sais plus qui croit entre les deux il faud que je fasse un autre teste pour savoir par contre le genogroup ces chez 23andme qui le donne chez MyHeritage il le donne pas

    1. Bonjour et merci pour le commentaire
      Je pense qu’il faut prendre tout ce qui concerne les “origines” avec prudence et sans trop s’y attacher, un n ombre important de personnes trouvent comme vous des différences importantes entre laboratoires d’analyse, ou entre analyses chez des frères et soeurs ou es parents. Ce n’est pas une science exacte, loin de là, ca dépend des algorythmes choisis dans l’analyse et de la base de population utilisée. Il y aura probablement des modifications au fur et à mesure que les utilisateurs seront plus ombreux. en attendant, je préfère ne pas y attacher d’importance, et me concentrer sur les correspondances de cousinage.

  3. Bonjour Brigitte, aujourd’hui à 67 ans je voudrai juste savoir si je suis juive ou non. J’ai passé le temps sans vraiment de problème à dire “peut être.” La femme qui fut ma grand mère venait d’Autriche et était bonne chez des intellectuels parisiens qui recevaient beaucoup. Elle fut séduite par ..,?, accoucha et laissa l’enfant à ce couple qui ne pouvait pas en avoir et partit. On dit que cela était un arrangement et on en a pas dit beaucoup plus. Si cette femme était juive, je le suis mes enfants et petits enfants également. j’aimerai simplement qu’ils le sachent.Pour répondre à cette question quelle démarche me conseillez vous? J’ai une amie en Hollande qui serait très d’accord pour me servir d’adresse. J’aimerai également que cela ne soit pas trop couteux, merci beaucoup de votre attention

    1. Bonjour
      Je réfléchis à votre question depuis quelques jours et je ne suis pas vraiment sûre de la démarche à adopter. J’imagine qu’avec un test autosomal vous pourriez avoir une première ébauche de réponse, mais sans certitude. J’ai vu qu’un livre sur l’ADN vient de sortir chez Archives et Culture, peut être peut il vous aider à répondre à cette question. Donc, sous toutes réserves, je ferais un test autosomal chez MyHeritage – société israelienne, qui doit bien gérer les marqueurs de population juive – sauf qu’ils ne livrent pas en France. Si vous connaissez quelqu’un en Belgique ou au Luxembourg … Sinon, essayez AncestryDNA. Mais je vous répète que je ne suis pas sûre que cette démarche vous apporte la réponse
      Tenez moi au courant
      Brigitte

      1. Bonjour Dominique, dans le cas d’une recherche ADN afin de déterminer une potentielle ascendance juive, vous allez entendre deux sons de cloche : c’est possible et c’est impossible. En fait, tout dépend de l’appartenance ethnique potentielle de la personne susceptible d’avoir des racines « juives ». Il y a en effet des juifs appartenant à des groupes ethniques se mariant entre eux et étant principalement juifs du point de vue religieux. Il y a aussi des juifs nés de parents européens se mariant parfois entre eux mais pas toujours. Il est donc assez aisé de découvrir des origines juif séfarade par exemple mais difficile de déterminer des origines juives chez un allemand blond aux yeux bleus et très typé pays d’Europe du nord. Cependant, même dans ce cas, il ne faut pas désespérer. En effet, le but d’une recherche ADN généalogique et de vous mettre en contact avec d’autres personnes ayant des racines communes avec vous. Donc même si un résultat ADN ne pouvait en soi prouver ou nier, une grand-mère juive dans votre arbre généalogique, par le biais des personnes avec lesquelles vous pourriez entrer en contact, vous pourriez obtenir cette information. Si votre ancêtre est autrichienne, et a bel et bien des racines juives, il y a alors de fortes chances pour qu’un membre de sa famille ou leurs descendants ait fait un test ADN afin de tenter de retrouver des membres de la famille éparpillés de par le monde, sans savoir où. En résumé si avoir des racines juives (qui reste une religion, donc une croyance personnelle et non une race ou ethnie) serait plus facile à prouver par l’ADN dans le cas d’un juif séfarade que d’un juif européen (non typé Afrique du nord), il y a par contre plus de chances de trouver des membres plus ou moins proches de votre ancêtre si votre ancêtre avait des origines ethniques européennes, car plus de personnes venues d’Europe ont émigré aux USA et Canada, et passé le test. Je rappelle que la banque de donnée est à l’heure actuelle, du fait de la législation française, quasiment nulle pour la France, vous trouverez donc plus de liens avec des membres en Amérique du Nord.

        1. L’étude génétique des populations juives, dispersées à travers le monde, mais ayant conservé leur identité culturelle et/ou religieuse, a été tentée à plusieurs reprises, d’abord par l’analyse de la répartition des groupes sanguins, puis par celle de marqueurs moléculaires [1,2]. Elle a d’abord montré qu’il s’était produit, au cours des siècles, des mélanges entre les communautés juives et les populations au sein desquelles elles ont vécu. Puis des recherches sur les marqueurs du chromosome Y – hérité du père sans recombinaison méiotique – ont mis en évidence la fréquence élevée de l’haplotype J (selon les définitions du Consortium 2002 du chromosome Y) chez les Juifs ashkénazes et séfarades ainsi que dans la population libanaise [3]. Il était évidemment tentant d’étudier aussi les marqueurs d’origine maternelle, c’est-à-dire ceux de l’ADN mitochondrial (ADNmt) (➜). Ces deux types de marqueurs uniparentaux ont déjà permis de retracer l’histoire des grandes migrations des populations humaines [4]. Leur étude
          comparative reflète les différences de comportements sociaux entre les hommes et les femmes. Ici, elle était particulièrement intéressante puisque, selon la tradition juive, le statut de juif dépend de la mère et non pas du père, en l’absence de conversion [5]. Logiquement, l’ADNmt devait donc se révéler encore plus homogène que l’ADN de l’Y. Un travail réalisé par des équipes du Royaume-Uni, d’Italie et d’Israël vient d’apporter une confirmation éclatante de cette déduction théorique [6]. Étant donné la dispersion du peuple juif ayant fui la Palestine à différentes époques au cours des siècles, il fallait d’abord définir les groupes de population, en fonction des pays où ils se sont implantés. Il s’agit certes d’un classement approximatif, car dans bien des cas, il n’existe aucune certitude d’une continuité génétique entre l’époque de l‘implantation, souvent très ancienne, et la communauté d’aujourd’hui.

          Neuf groupes ont été retenus.
          1. Ashkénazes, dont les origines sont controversées.
          2. Marocains installés au Maghreb depuis la fin de l’Antiquité
          3. Irakiens, arrivés après l’exode consécutif à la destruction du premier temple en 586 avant notre ère
          4. Iraniens qui peuvent provenir d’une expansion des Irakiens ou des otages de Nabuchodonosor
          5. Géorgiens, descendants d’une communauté vivant déjà autour de Tbilissi à partir de IIè siècle
          6. Boukharans, vivant en Ouzbékistan depuis le VIIIe siècle avant notre ère, rejoints par des Juifs de Perse entre le IIIe et le VIIe siècle de notre ère;
          7. Yéménites, de l’ancien Royaume juif himyarite du Yémen anté-islamique;
          8. Éthiopiens, descendants des seigneurs ayant accompagné Ménélik 1er* au premier millénaire avant notre ère;
          9. Indiens vivant dans la région de Bombay et descendants des réfugiés de la guerre des Macchabées sous Antiochos IV Epiphane (175-164 avant notre ère).

          Quant aux témoins, ils sont choisis dans les populations des différentes régions où vivent ces communautés.
          Les résultats, qui reposent sur des analyses statistiques adaptées à l’interprétation des variations génétiques des populations, sont concluants :
          d’après les haplogroupes de l’ADNmt, chaque communauté semble descendre d’un petit nombre de femmes et l’apport génétique des populations avoisinantes est très limité. On distingue environ huit mères fondatrices pour l’ensemble des communautés. Un tel effet fondateur n’est pas observé avec les marqueurs de l’Y. Cette différence entre les deux types de marqueurs uniparentaux reflète sans aucun doute la pratique culturelle et religieuse respectée au cours des siècles parmi ces communautés. Seule la population ashkénase a un haplotype modal assez voisin de la population environnante, sans qu’on puisse distinguer d’effet fondateur, peut-être en raison d’apports successifs qui auraient constitué un groupe où se seraient mélangés plusieurs événements fondateurs indépendants.×
          Ancestral Jewish mothers

  4. Bonjour,
    Je viens de recevoir mes résultats du test (FamilytreeDNA) ceux-ci indiquent entre autres, 32% iles Britanniques. Que dois je en déduire, en sachant que selon mes recherches généalogiques mes origines paternelles et maternelles proviennent de l’ouest de la France, Bretagne (dont Loire Atlantique), Mayenne, Maine et Loire.
    Merci
    Bien cordialement

    1. Bonjour
      Il est bien difficile de vous répondre, mais je pense que cela vient du fait que peu de gens en France relativement ont fait des analyses et que le résultat est un peu faussé. Maman, qui est originaire à 100% du Poitou à partir des actes, est à plus de 50% indiquée comme des iles britanniques.
      Cordialement

    2. Les bretons viennent principalement de l’Irlande de l’Ecosse et du Pays de Galles, pour la Mayenne et le Maine et Loire, il y a eut les Plantegenêts et ce sont des anglais qui sont venus dans ces départements donc les îles britanniques correspondent

  5. Bonjour,
    je suis née de père inconnu ( pas de nom, rien…) mais les rumeurs familiales tournent autour d’un père breton ou américain.
    Je viens de faire mon test ADN avec Family Tree Dna. Je suis surprise en tant que française d’avoir autant de cousins du 3ème, 4ème, 5ème degré avec une majorité de noms anglo saxons!!! Une dame est cousine avec moi au second degré, d’origine anglaise. Ma mère n’a pas ( j’ai fais des recherches ) d’origines proches anglo saxonnes mais plutôt lointainement, d’Europe Centrale et cela se retrouve dans mon test ADN. Qu’en pensez vous? Merci, Nathalie

    1. Bonjour
      Avant tout, soyez prudente avec les extrapolations des origines. Ma mère, dont les origines sont très bien connues, et uniquement dans le Poitou, a des origines à 75% anglo saxonnes selon l’interprétation Family Tree DNA. Donc, pas de conclusions hâtives.
      En revanche une cousine au second degré peut être intéressante dans le cadre de vos recherches. L’avez vous contacté ? C’est à ce niveau là, au niveau du rapprochement des arbres généalogiques, que vous pouvez faire des découvertes. Vérifiez son arbre par rapport à ce que vous connaissez du sien. Bonnes recherches, et bonne chance

      Brigitte

      1. Concernant les origines, il faut associer l’Histoire de la région pour comprendre les résultats.
        Si votre région a subit une forte migration anglaise et viking, il y a des siècles, et en parallèle une migration des autres régions peu importante, l’origine anglaise/viking s’est perpétué de générations en générations.
        Donc inutile de chercher un parent anglais ou suédois, c’est la caractéristique de la région.

        Les test sont assez précis, mais ces compagnies laissent l’interprétation aux clients. Idéalement, ce serait d’avoir des résultats d’autres familles typiques de la région pour les comparer tout en reliant ces résultats avec l’Histoire .

        Un exemple connu est l’Espagne. Les habitants ont environs 10-20% d’origine juive sépharade sans qu’il y ait de juif dans la famille récente. En fait, il y a eu un mélange pendant des siècles jusqu’à l’expulsion des juif au15eme siècle. Parallèlement, l’Espagne a subit peu d’immigration, d’où une composante ethnique qui peut surprendre.

        1. Bonjour, au contraire les trois religions, juive, chrétienne et musulmane ont cohabités en Espagne comme au Portugal et le mélange était infime, c est à partir de la fin du 15eme siècle que le mélange c est vraiment avéré, effectivement vu que les Rois Catholiques avec le decret de l’Alhambra ont fait des conversions forcées sur les juifs et plus tard sur les musulmans. Ceux-là se sont melangés à la population chrétienne espagnole. Plusieurs juifs et musulmans sont partis de la péninsule ibérique vers le Maghreb ou vers l empire Ottoman pour garder et continuer à pratiquer leurs religions

  6. Bonjour Brigitte,

    Merci pour cette article sur votre expérience sur les test ADN.
    Ayant publier cette article en 2015, je me demandais si vos recherches et le temps qui s’est écoulé depuis vous a apporter d’autres réponses, ou de nouvelles notes sur les différences sociétés qui proposent ces tests.

    Ca fait plus d’un an que je me tâte au sujet de ce test…

    Mon père a été adopté et ma mère a perdu sa famille très jeune, donc mes origines sont assez floues et incomplètes, c’est pourquoi j’aimerais en savoir plus, pour eux et pour moi.
    Ma question est la suivante : Pensez vous que à ce jour que “The Genographic Project” reste le meilleure organisme pour analyser mon ADN ?

    Merci de votre réponse.

    Bien à vous.

    1. Bonjour
      J’ai effectivement un peu changé d’optique, actuellement je préfère la démarche de FamilyTreeDNA, qui propose différents niveaux de tests, qui a une base de données importante, et dont le représentant en Europe est Igenea. AncestryDNA ne propose que des tests autosomaux et n’envoie pas ses kits en France, et The Genographic Project utilise la plateforme d’analyses de FTDNA. Sachez bien avant de le faire, si vous vous décidez, que la probabilité de trouver une correspondance et des cousins proches reste très faible en France, ne mettez quand même pas trop d’espoir dans cette recherche, au risque sinon d’être vraiment très décue
      Cordialement

      1. bonjour Brigitte et merci pour ces précisions.
        Nous cherchons avec de lointains cousins américains à connaitre notre niveau exact de parenté. Ils sont très “branchés” ancestry.com mais étant basé en France je ne peux toujours pas effectuer comme eux les tests adn via ce site. J’aimerais donc effectuer un test dont je pourrais croiser les résultats avec ceux de ancestry.com . Pourquoi pas FamilyTreeDNA . Les bases de données de ces différents tests peuvent elles être mises en relation ou sont elles bien cloisonnées ?
        merci

        1. Vous pouvez faire le test FamilyFinder de FamilyTreeDNA, qui fait une recherche autosomale. Quand vous aurez les résultats, vous pourrez les télécharger sur votre ordinateur – un fichier de nn lignes, illisible pour le commun des mortels – et ensuite l’uploader dans votre compte Ancestry. Le seul problème, c’est que la plupart du temps l’upload est payant:( Il y a parfois des promotions, à suivre.
          Sinon, si vous connaissez quelqu’un en Belgique ou au Luembourg, faites vous livrer le kit Ancestry chez eux 🙂 Il n’est activé que quand on le décide, contrairement à FTDna qui vous demande à la commande pour qui est le test que vous achetez. Ca demande un peu d’organisation, mais on peut quand meme faire faire des tests Ancestry en France.
          Bon courage, et j’espère que vous ferez de belles découvertes
          Brigitte

    2. Bonjour ;
      Personnellement, j’ai commandé un test Genographic Project, j’ai renvoyé les prélèvements il y a plus d’un an (bien sûr, j’ai été prélevé du prix du test), mais depuis : aucun signe de vie ; je considère ce site comme une arnaque quand on habite en France où ces tests sont interdits et que l’on ne peut réclamer légalement quoi sue ce soit.
      Je ne suis donc adressé à Igenea et attends de manière optimiste les premiers résultats sous peu.
      Cordialement

      1. Aucune réponse, vraiment ? Je les croyais plus sérieux 🙁 Je n’ai personnellement eu aucun problème avec Ancestry ou FTDna
        Je vous souhaite de belles découvertes 🙂
        Brigitte

  7. Pour la question de savoir d’où viennent les 25% Vikings, je me permets de suggérer, soit une branche 100% “pure” normande par un grand-parent, soit deux branches 100% normandes sur deux arrière-grands-parents non conjoints (etc…), mais les brassages ne se faisant que rarement avant le 20° siècle, il ne serait peut-être pas très utile de creuser dans le “etc…” car cela supposerait vraiment des coïncidences bien au-delà des probabilités statistiques.
    Bon courage !

    1. Nous avons eu un début de réponse en faisant tester maman, qui est généalogiquement d’après les papiers totalement poitevine, et d’après l’ADN, très très iles anglo normandes/scandinaves. Il est probable d’après mes lectures que le peuplement du Poitou soit en partie originaire de ces regions, ce qui serait une explication plutot plausible. Reste à le confirmer un jour, quand plus de Français de cette région se seront fait tester.
      Merci pour votre commentaire
      Brigitte

  8. Pour une bonne nouvelle, les adultes nés par don de gamète en France cherchent par le biais de la généalogie génétique et une néerlandaise à retrouvé son père biologique de cette façon (en reconstruisant un arbre généalogique avec un matche au 3ème degré), une australienne également (en matchant directement avec son père):

    https://www.lesechos.fr/monde/europe/030360006087-ca-se-passe-en-europe-lanonymat-des-dons-de-sperme-bafoue-aux-pays-bas-2090775.php

    Pour ceux qui n’ont encore que des 4ème degré, pensez vous qu’une recherche pas déduction des origines (sachant que nous connaissons celle de notre mère) soit possible, en associant l’histoire, les mouvements migratoires et le nom de famille de notre matche?
    Par exemple un des 4ème degré a qui j’ai écris à des origines très spécifique italienne, connues pour avoir émigré en Algérie française.

    Il est vraiment dommage que les français ne se testent pas plus. Merci pour votre blog!

  9. J aie adore lire cette chronique

    Quelqu un peut me conseiller a savoir Ancestry.ca quelle ADN doi je demander..
    Elle est nee sous X..elle recherche sa mere..

    si elle avait seulement son nom de famille..

    es ce qu elle pourrait obtenir des proches cousin cousines..sans avoir a passer par les ancetres su 15e siecle

    es ce que l ADN que vous lui conseillerez pourrait lui permettre l information la plus proche la plus probante a son ADN
    merci svp repondre

    1. Bonjour et merci
      Il n’y a qu’un seul test disponible chez Ancestry, celui qui teste l’ADN autosomal, et qui peut parfois permettre de retrouver des cousins. Mais c’est loin d’être systématique et évident à lire et comprendre. Avant de se lancer dans cette recherche, il faudrait mieux se renseigner sur la façon d’utiliser et de lire les tests. Regardez ce qui existe comme tutoriels video en anglais d’abord, pour bien comprendre, je ne suis pas assez compétente pour des cas aussi précis.
      Brigitte

  10. Pourriez vous m’indiquer où je pourrai me procurer auprès de la société ancestrydna le kit pour faire le test adn, mon père était d’origine américaine et peut être pourrais je retrouver des membres de sa famille. je demeure en France, mais je sais que l’on peut faire ce test à Londres mais je n’arrive à avoir aucune adresse alors que j’ai lu dans le parisien du 17 mars 2017 l’histoire d’un homme qui a retrouvé son père grâce à ce test.

    1. Bonjour
      Malheureusement, on ne peut pas se faire livrer ce test en France. Si vous connaissez quelqu’un en Belgique ou auLuxembourg, vous pouvez faire envoyer le kit à cette adresse. sinon, je n’ai pas de solution avec Ancestry à vous proposer actuellement.
      Mais vous pouvez prendre un kit autosomal chez FamilyTreeDNA – le kit FamilyFinder – pour une raison que je ne comprends pas, ils envoient en France, mais pas Ancestry. Ensuite, vous pouvez éventuellement envoyer vos données obenues via FamilyTreeDNA également dans la base Ancestry
      J’espère que vous trouverez des correspondances
      Bonnes recherches
      Brigitte

  11. Bonjour !
    Moi, c’est différent. Family tree m’a offert un test ADN à visée généalogique,donc. J’ai reçu les résultats il y a peu de temps :c’est un fichier de données .csv(700000 données) sans aucune explication et ,en fait,ça me fait vraiment une belle jambe !Savez-vous comment je pourrais faire interpréter ce test ?C’est très frustrant de l’avoir sans rien en tirer ! Merci d’avance !
    Jean-Charles Nanteuil

    1. bonjour

      Allez voir sur Gedmatch.co – https://www.gedmatch.com/login1.php – si vous pouvez le télécharger chez eux pour l’exploiter. Sinon, j’avais vu que chez FTDna on pouvait télécharger des fichiers venant d’ailleurs, mais je ne sais pas quel protocole et quel format, et c’est surement payant. Que ce doit etre frustrant …

  12. Je viens de lire votre commentaire sur l’ADN bravo ! Depuis longtemps je cherche à connaitre mes origines. je sais que par l’intermédiaire de l’ADN, on peut trouver de quelle race nous provenons et par la même occasion, la région sur notre planète. Je serai heureux de pouvoir trouver un site pour me faire analyser sérieusement, ma salive. Pouvez-vous me conseiller un centre ? Moi je ne cherche pas un cousin ni, savoir de quelle religion étaient mes ancêtres.

    Dans l’attente de vous lire, je vous prie de croire Monsieur, à mes respectueuses salutations. R. Raso

  13. Bonjour, déjà merci pour votre article qui est très enrichissant, J’aimerais bien faire ce test, peut-être qu’il m’aiderais a connaître les origines de mon arrière-grand-père, car mon grand-père étant né de père et mère inconnu, et comme il avait la peau très mat , j’ai toujours voulu savoir d’ou venais ce métissage, j’ai retrouver sa mère qui était normande et très blanche de peau, donc j’imagine que son père venais de l’étranger, étant né pendant la première guerre mondiale, il y a eu beaucoup de soldats étrangers en France a cette époque, ça pourrais m’aider a savoir vers quel pays chercher !! Par contre, c’est mieux de prendre l’ADN de mon père qui pour lui, il s’agira de son grand-père ou mon ADN a moi? Merci

    1. Bonjour, merci pour votre commentaire
      Il st toujours mieux de prendre l’adn le plus ancien dont on dispose, en l’occurence celui de votre père. Si je comprends bien, vous cherchez à savoir quelles sont les origines du grand père de votre père, pour lequel vous n’avez aucune identité. Dans ce cas, le plus efficace pourrait être de faire une analyse de l’ADN du chromosome Y, mais cela peut ne pas répondre à votre question. Vous saurez à quel haplograpoue, c et à dire à quelle origine de peuplement votre lignée paternelle se rattache, mais ca ne vous donnera pas forcément un pays où faire des rechreches en 1914 …. Il faut compter sur de la chance, maintenant ou un jour futur, et avec une correspondance avec un cousin, mais ce n’est pas toujours ce las. Si le grand père de votre père vient des Etats Unis, vous aurez peut etre plus de chances, ils font de plus en plus souvent des analyses génétiques à but généalogique.
      En tout cas, bonnes recherches, mais n’oubliez pas, l’analyse d’ADN ne permet qu’exceptionnellement de résoudre une énigme généalogique
      Brigitte

      1. Merci de votre réponse, je sais qu’il y avait une rumeur a l’époque comme quoi mon arrière-grand-mère aurait fréquenté en soldat martiniquais, mais ce n’est qu’une rumeur… Du coup, je sais pas si le test ADN pourras m’orienter vers tel ou tel pays. Si j’ai bien compris votre réponse, on me donneras différentes zones sur la planète avec toutes mes origines, mélangé dans le temps… Par exemple si j’ai des ancêtres qui viennent d’Afrique du nord entre 1400 et 1500, ils vont être mélanger avec d’autre ancêtres d’Amérique du sud de 1200 à 1400, etc…
        Après, j’ai fait mon arbre généalogique jusqu’au 17eme siècle et tout mes ancêtres viennent de Bretagne ou de Normandie. A part pour la branche de mon arrière-grand-père que je ne connais pas.

  14. Bjr. La question de pose du test ADN. Ma mère n’ayant pas apparemment été reconnu par son père génétique, le secret perdure de qui était il? Ma mère ayant eu mon frère et moi (fille), ma mère ayant 2 soeurs ( qui donc ne devrait être que des demi soeur ainsi qu’ un frère décedé qui devrait etre un demi frère) y a t’il la possibilité d’en savoir plus sur cet homme? Ma mère ayant toutes ces origines sur l’île de la réunion. La tâche s’avère compliqué pour ne pas dire impossible, NAN???

    1. Bonjour
      Ca va etre compliqué avec l’ADN à but généalogique en France, il faudrait qu’un descendant officiel du père de votre mère fasse une analyse ADN en passant par la m^me société que celui que ferait votre mère – ou vous. Cela vous donnerait alors une correspondance très proche que vous pourriez exploiter. Sachant qu’il y a très peu d’analyses faites en France, la probabilité est très faible. A ce stade, ce sont plus les pistes à partir des histoires de famille qui peuvent peut être vous aider. Bonnes recherches
      Brigitte

  15. Bonjour,
    Pas toujours évident de bien utiliser les résultats de test en généalogie lointaine
    Pour ma part j’ai choisi (pour son rapport qualité prix) Genographic pour les tests de mon mari, début 2015, et encore maintenant, il s’agissait de la lignée Y paternelle et de l’ADN mitochondrial maternel.
    Bien sûr nous sommes conscient que cela représente les bordures de l’arbre, que le milieu n’est pas fait, il pourrait l’être si des descendants masculin acceptait de faire le test, il faudrait de plus les convaincre car souvent on fait face à la dérision…et déjà au niveau de la généalogie pure, alors le test ADN…!
    Pour nous l’ADN Y était une chose capitale car nous essayons de trouver l’origine de notre patronyme, nos ancêtres étant sans doute venus de l’Italie vers la Corse il y a quelques centaines d’années. L’ADN mitochondrial a été le bienvenu aussi. Notre parcours géographique est tracé depuis l’Afrique. Le profil est dans notre cas toscan c’est à dire que des cousins anciens se sont arrêtés là bas en grand nombre alors que nous avons continué notre migration, c’est assez vaste comme résultats et je ne pense pas que d’autres techniques puissent nous dire l’endroit exact d’où nous venons et à quel instant, quel arrêt migratoire : et il faut bien avoir à l’esprit qu’un population en migration serait étudiée à un instant “T”

    Je souhaiterais une explication dans un exemple généalogique familial de l’ADN autosomal : qu’a-t-il apporté de concret et comment est-il nommé ? (chaque être reçoit la moitié des paires de chromosomes de ses parents, les combinaisons sont infinies et les descendants d’un couple ancestral innombrables, je ne vois pas trop quelles conclusions tirer de cet ADN…)

    Cordialement

    Merci pour tous ces témoignages enrichissants et instructifs

  16. Peut-être que vous savez cela, mais à partir de Mars 2016, le taille de base de données ADN autosomique êtes:

    Ancestry.com: plus de 1.500.000 (initialement clients américains uniquement 2015 ajoutés au Royaume-Uni, l’Irlande, le Canada, l’Australie, 2016 a ajouté 29 pays, principalement européens, mais pas la France ou l’Allemagne)

    FamilyTreeDNA.com FamilyFinder: 200.000 (estimation) (la plupart du temps dans le monde entier)

    23andme.com: plus de 1.200.000 (mais environ 70% sont anonymes, de manière efficace ~ 360.000) (la plupart du temps dans le monde entier)

    Source: http://www.isogg.org/wiki/Autosomal_DNA_testing_comparison_chart

    1. Un prochain article viendra compléter mon retour d’expérience, j’ai fait un test autosomal moi aussi et j’ai compris de nouvelles choses. Et j’ai un peu changé d’avis
      Merci pour votre commentaire

  17. bonjour Brigitte,
    j’ai lu vos explications avec beaucoup d’intérêt

    j’aimerai savoir quels ADN vous avez donné pour analyse, le votre? celui de votre mère? de votre père?

    ai je bien compris vous avez fait faire une analyse autosomiale?

    merci par avance
    Annemarie

    1. Bonsoir

      Lors de cet article, j’avais fait tester l’ADN de mon frère, sur les trois critères, y compris l’autosomial. En allant à RootsTech cette année, j’ai fait testé mon propre ADN autosomial, chez Ancestry et chez FamilyTreeDNA, histoire de voir ce que donnent vraiment ces analyses. J’en parlerai à nouveau sur le blog

  18. Bonjour,
    vous trouverez des informations complémentaires sur la répartition des haplogroupes sur eupedia.com et leur appartenance ethnique. (et d’ailleurs sur Wikipédia aussi)
    De même avec Geneanet, sur le forum généalogie génétique (auquel je participe) vous aurez d’autres informations (avis, implications, tests, exploitation des données brutes …)
    Pensez à transférer vos données Genographic à FTDNA, vous pourrez participer aux projets, dont ceux liés à un patronyme.
    Cordialement

    1. Merci pour ces renseignements.Finalement, je ne vais pas passer par National Geographic, leur rachat par Murdoch ne me donne pas envie de leur confier de l’ADN familial 🙂
      Cordialement

    2. Forum intéressant, avec beaucoup de gens qui ont l’air d’avoir potassé le sujet, merci de me l’avoir indiqué, je vais lire ça de plus près
      Cordialement

  19. hyper interessant! Jusqu’alors je ne m’étais pas investies sur ces questions. N’étant pas moi même dans ces domaines de recherches je ne m’étais pas interrogée sur les implications de l’ADN et le Généalogie…..sauf que : il y a 6 ou 7 ans maintenant. Suite à des problèmes de santé développés chez 3 de mes neveux et nièces mes frères et leur enfants ont fait des test ADN révélant une forme de myopathie de plus en plus invalidante au fil des génétations……..du coup et comme entre temps je suis “tombée” dans la marmite généalogie….je m’interroge sur le porteur initial de cette myopathie.

  20. Chaque effort français en vue d’une dédramatisation de l’ADN à des fins généalogiques est le bienvenu. Nous vous remercions de partager cette initiative avec nous. Une dimension cruciale de la G / ADN est toutefois négligée ici, soit la valeur CUMULATIVE des signatures ADN ÉTABLIES. Une signature est établie quand elle est démontrée ancestrale ; ce serait le cas par exemple si votre connaissance qui porte un nom d’écrivain célèbre pouvait démontrer une signature ADN identique à celle d’un descendant de l’écrivain et DOCUMENTER ces deux ascendances. Cette méthode dite de « triangulation » est employée en Amérique du Nord dans le but d’établir systématiquement les signatures ADN ancestrales de pionniers de l’Amérique française (16e, 17e et 18e s.). Le Québec n’a évidemment pas à composer avec une loi dissuasive envers l’usage public de l’ADN, contrairement aux Français. Cette différente réalité juridique nous invite à exploiter au maximum le potentiel généalogique de l’ADN. C’est ce que nous faisons au Projet ADN Héritage français (voir site web). Aussi travaillons-nous avec plusieurs Français portant des patronymes identiques à ceux de nos pionniers, et provenant des mêmes régions (Poitou-Charentes, Normandie et Île-de-France, essentiellement) afin de repousser aussi loin que possible la connaissance généalogique. L’histoire démographique de l’Amérique française est particulièrement propice à cette recherche par ADN, puisque la genèse du peuplement est très bien documentée. Nous pouvons établir les signatures ancestrales et de cette façon (in)valider les hypothèses documentaires. Il est aussi possible de cette façon de mesurer très précisément l’apport amérindien dans notre population. Une fois une signature ancestrale connue, tout un chacun en portant le nom (et l’ADN) peut tester la dimension biologique de son ascendance. En outre, une séquence validée vaut pour toute autre personne partageant cette séquence, que ce soit sur deux ou douze générations. C’est en ce sens qu’il faut parler de valeur cumulative. La mise en commun de résultats ADN leur donne tout leur valeur. Une signature ancestrale connue permet en plus de valider des hypothèses dans le cas de lacunes documentaires. L’Amérique française a connu le drame de la Déportation chez les Acadiens. Cet épisode noir de notre histoire a provoqué la destruction de nombreux registres de paroisse et des lacunes demeurent à ce jour dans l’état civil reconstitué. Or l’établissement de signatures ADN ancestrales a permis de reconnaître des familles à des individus déportés ou réfugiés dont les origines étaient perdues. Cette dimension éclaire sur l’importance de la G / ADN dans les communautés ayant vécu des épreuves démographiques majeures : Arméniens, juifs, etc. La G / ADN permet de poursuivre le travail de reconstitution des populations touchées. Dans la mesure qui est celle des Acadiens — dont plusieurs descendants vivent en France aujourd’hui –, l’ADN a ouvert de nouvelles portes à la recherche grâce à la possibilité d’établir les signatures ancestrales des pionniers fondateurs de l’Acadie. Si chaque généalogiste de l’Amérique française établissait sa/ses signature(s) ADN ancestrale(s), la validation cumulative de l’édifice démographique serait considérable. La coloration de votre roue de paon prendrait une toute autre dimension. La G / ADN a donc des significations diverses selon les communautés concernées. Il faut bien garder cette réalité en tête. Je comprends toutefois que vous écrivez pour un public de généalogistes français qui n’est particulièrement ni arménien ni juif ni québécois ou acadien. Nous vous remercions de nous donner la chance d’en discuter avec vous, et invitons les généalogistes curieux à visiter la page web du Projet ADN Héritage français. En G / ADN, l’intérêt est CUMULATIF plutôt qu’individuel. C’est un excellent exemple de la collaboration nécessaire à la généalogie. La G / ADN illustre parfaitement la pertinence du Tous pour un et un pour tous, où les ancêtres des uns sont aussi ceux des autres.

    1. bonsoir, merci pour votre commentaire, j’ai appris des choses. Je suis une béotienne dans ce domaine, mais je vais aller me documenter sur ce dont vous parlez. Merci encore

  21. Merci pour ce retour d’expérience. Pour ma part, je n’ai jamais vraiment compris l’engouement pour les tests ADN (alors que je suis une biologiste de formation).

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