Retour sur 2016 et ses projets généalogiques trop nombreux

En Janvier 2016, j’avais consacré un billet aux nombreux projets généalogiques que j’avais pour l’année qui commençait.

L’année se termine, et avant de me lancer de nouveaux défis pour 2017, j’ai voulu faire le point sur ce que j’ai effectivement réalisé en 2016.

RootsTech

Le mois de février a été marqué cette année par ma visite de RootsTech, un grand moment, fort sympathique cette année, que j’ai pu partager avec plusieurs autres Français sur place. J’ai eu l’occasion tout au long du sejour de vous faire partager nos aventures et j’en suis revenue enthousiaste et pleine de nouvelles idées ….. et malade aussi, un virus ayant pris pour cible une partie des Français présents. Mon amie Sophie Boudarel et moi-même avons profité de notre présence sur place pour rencontrer un certain nombre de membres de FamilySearch, auxquels nous avons présenté la jeune association Geneatech, dont le projet est la mise en place d’une manifestation alliant généalogie et technologie, à la manière de RootsTech, mais avec un habillage et une ambiance plus dans l’esprit français. L’expérience de FamilySearch, qu’ils sont toujours prêts à partager, est pour nous d’une grande aide. J’ai cette année été moins prolifique en terme de billets sur place. La grande convivialité de l’équipe française a probablement limité ma productivité – qui a dit qu’on ne peut être à la fois à la foire et au moulin ? – et nettement amélioré mon expérience et mon séjour. Vous pouvez néanmoins retrouver les différents billets que j’ai commis ici.

Geneatech

En 2016, l’association Geneatech s’est tranquillement mise en place, au rythme du temps que les membres du bureau, presque tous de jeunes actifs déjà pris par leur travail et leur famille, ont pu lui consacrer. Un site a vu le jour, une conférence a été tenue avec brio à Soubise, et les projets de participation à des manifestations pour 2017 s’organisent. Rappelons pour ceux qui ne sont pas familiers avec la nouvelle association que vous pouvez tous y participer en proposant des articles et que vous pouvez participer à son financement.

Poilus de Vouillé

L’indexation de la base des Morts pour la France et la mise en avant des poilus du canton de Vouillé reste encore cette année le projet à long terme auquel j’ai consacré le plus de temps, et de façon la plus régulière. Un petit retour sur les chiffres m’indique que j’ai indexé un peu plus de 2000 fiches sur la base Mémoire des Hommes cette année, j’en suis la première étonnée. Mais il reste encore tellement de fiches à indexer …. J’ai mis en place cette année une présentation graphique des morts de la commune de Latillé, et créé également une page récapitulative des soldats de Latillé et des soldats d’Ayron. Je continue à espérer avoir terminé de travailler sur les 600 soldats du canton de Vouillé avant le 11 novembre 2018, même si je suis loin d’avancer aussi facilement que je le souhaiterais. Néanmoins, je suis plutôt satisfaite de mon bilan concernant ce projet, même si j’ai parfois l’impression d’être la seule que cela intéresse.

ADN et le projet Helena

Très clairement, c’est autour des analyses ADN que j’ai fait effectuer en 2016 que j’ai passé le plus de temps à travailler et à approfondir mes recherches. Ce n’était pourtant pas vraiment une priorité de mon année.

Lors de ma visite à Rootstech, j’ai assisté à plusieurs conférences sur ce qu’on pouvait obtenir par le biais des analyses ADN, et surtout, dans le hall d’exposition, je n’ai pas su résister aux sirènes des sociétés commerciales, FamilyTreeDNA et AncestryDNA, qui proposaient des prix intéressants sur leurs analyses. Alors je me suis lancée, j’ai fait une analyse complète directement chez FamilyTreeDNA et j’ai acheté deux kits chez Ancestry, un pour moi, l’autre pour mon mari. C’est par le biais du kit que j’ai fait chez Ancestry que j’ai pu reprendre contact, à mon plus grand plaisir, avec la famille du cousin germain de mon grand père Gaston Billard, les descendants de Georges Billard. S’il y a bien une découverte qui m’a vraiment fait plaisir en 2016, au delà de toutes les autres pourtant nombreuses, c’est d’avoir renoué avec des cousins dont je n’avais jamais connu l’existence jusqu’alors, et de les découvrir si proches, et portant mon patronyme …

J’ai aussi beaucoup lu sur le sujet, entre autres le livre de Brian Sykes, Les Sept filles d’Eve. J’en avais conclu que ma lignée agnatique, H5a2, me faisait descendre d’une femme qu’il appelait symboliquement Helena. Et me voilà partie depuis sur la trace des filles d’Helena de mon arbre, une quête de généalogie descendante par les femmes, passionnante, compliquée, dont je vous ai déjà un peu parlé et sur laquelle je reviendrai encore en 2017.

ChallengeAZ, les ancêtres parisiens de mes enfants

Lorsque j’avais envisagé mes différents axes de recherche pour 2016, j’avais laissé de côté une possible participation au ChallengeAZ qu’organise Sophie Boudarel, parce que comme d’habitude, j’hésitais à y participer.

Pourtant, je me suis rapidement décidée, peu de temps après mon retour de Salt Lake City, en choisissant par la même occasion de consacrer ce challenge à la mise à plat de ce que j’avais pu trouver concernant les ancêtres parisiens de mes enfants, ces bourgeois qui ont vécu à Paris du milieu du 17ème siècle jusqu’en gros la fin de la Révolution. La période est passionnante, et la recherche, compliquée par la disparition en fumée de l’état civil parisien, passe par les archives notariales parisiennes. C’est l’occasion de plonger dans de vieux papiers, un vrai plaisir de généalogiste. Mon niveau en paléographie, même s’il ne me permet pas encore de décrypter des actes antérieurs à 1600, me permet lentement, enfin, de naviguer dans les archives, et d’y faire des découvertes plaisantes et surprenantes. J’ai consacré presque trois mois à travailler sur cette branche, et j’y ai fait de belles rencontres.

Quant à la méthode de travail, qui consiste à se focaliser pendant quelques semaines sur une seule branche de son arbre, je vais essayer de l’appliquer aussi souvent que possible, je la trouve particulièrement efficace.

Tous ces projets mis de côté

Que dire de tout ce que je voulais faire et que je n’ai pas fait ? Que penser du projet de renommage de mes sources, qui n’avance que tellement lentement ? Quid de ces monographies mensuelles consacrées à un ancêtre spécifique ? Et ces formations auxquelles je souhaitais participer ? Oui je l’avoue, il y a eu beaucoup d’impasses en 2016 sur le programme que j’avais préparé …. Alors est ce vraiment utile de s’imaginer un programme pour l’année à venir, de se fixer des objectifs dont je sais qu’ils ne seront pas tous remplis ?

Et bien oui, même si je sais que je ne suivrai pas mon programme à la lettre, que je vais partir sur des chemins de traverse, suivre telle piste ou telle idée qui ne m’est pas encore venue, je vais encore pour 2017 essayer de me fixer des objectifs, des axes de recherche. Et quelle importance si je ne m’y tiens pas, puisque cela n’engage en fait personne, pas même moi.

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4 commentaires sur “Retour sur 2016 et ses projets généalogiques trop nombreux

  1. Effectivement, voilà une année bien remplie, même si tu penses ne pas avoir réalisé tout ce que tu souhaitais. Continue sur cette lancée et passionne-nous encore avec tes billets, c’est ce que je te souhaite pour l’année à venir.

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